Compléter les OKR par une culture de conversations et de reconnaissance continues
Doerr insiste sur le fait que les OKR seuls ne suffisent pas : ils doivent s'accompagner d'un dispositif régulier de conversations, de retours et de reconnaissance entre managers et collaborateurs.
Doerr insiste sur le fait que la méthode des OKR, aussi rigoureuse soit-elle dans sa formulation, ne produit son plein effet que si elle s'accompagne d'un dispositif humain régulier de conversations entre managers et collaborateurs, portant sur la progression réelle vers les objectifs, les obstacles rencontrés et les retours mutuels, plutôt qu'un simple suivi mécanique de chiffres.
Il observe que les organisations qui se contentent d'afficher des OKR sans instaurer ce dialogue régulier obtiennent des résultats bien inférieurs à celles qui associent la rigueur des objectifs chiffrés à une pratique constante de conversations informelles, de retours constructifs et de reconnaissance explicite des progrès accomplis, ce triptyque venant humaniser un cadre qui resterait sinon purement quantitatif.
Ce principe invite les managers à ne jamais considérer la définition d'OKR comme suffisante en elle-même, mais à la compléter systématiquement par des échanges réguliers avec chaque collaborateur sur sa progression, ses difficultés et ses réussites, cette dimension relationnelle constituant selon Doerr un facteur au moins aussi déterminant que la qualité de la formulation initiale des objectifs.
Exemples concrets
La conversation régulière qui débloque une progression stagnante
Un manager qui consacre un court échange hebdomadaire à discuter avec un collaborateur de sa progression vers un résultat clé identifie rapidement un obstacle que ce dernier n'aurait pas signalé spontanément, et peut ainsi l'aider à le lever bien avant la fin du trimestre.
Les OKR affichés sans suivi humain qui perdent leur effet
Une équipe qui définit des OKR ambitieux en début de trimestre mais n'organise ensuite aucun point de suivi régulier constate, à la fin de la période, que plusieurs objectifs ont été largement oubliés au fil des urgences quotidiennes, faute d'un dialogue régulier qui aurait maintenu leur visibilité.
Pour aller plus loin
Ce résumé n'est qu'un aperçu. Pour explorer en profondeur le raisonnement complet de John Doerr et tous les exemples originaux du livre, la lecture intégrale de Measure What Matters reste incontournable.
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